GlobalGeoNews / Arnaud Viard : Le retour du romantisme au cinéma !

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Article N°23113

GlobalGeoNews / Arnaud Viard : Le retour du romantisme au cinéma !

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Réalisateur discret, romantique et drôle, Arnaud Viard est l’incarnation ce que le cinéma hexagonal produit de meilleur - selon nous - depuis la Nouvelle Vague. Netflix France diffuse actuellement sa comédie ''Arnaud fait son deuxième film ''. L’hiver prochain, son nouveau long métrage - avec Jean-Paul Rouve, Alice Taglioni et Elsa Zylberstein - envahira les écrans français. Entretien exclusif avec un cinéaste dont on va beaucoup parler !  Par Emmanuel Razavi.


Quel regard portez-vous sur le cinéma français ?

La France est le pays qui a inventé le cinéma. Elle a développé un système, notamment avec le CNC et puis ensuite avec Canal Plus, qui lui permet encore aujourd’hui d’être l’un des principaux pays producteurs de films. Autour de 250 films chaque année. Deux remarques : plus de 50% de ces films font moins de 30 000 entrées, et pourtant parmi ceux-là il y a de très beaux films. Il y a pas mal de cinéastes, débutants ou confirmés, qui ont un vrai désir de raconter quelque chose sur le monde, sur eux-mêmes ou sur leurs obsessions, et dans les deux cas, d’en faire un objet qui deviendra un film de cinéma. J’ai aussi le sentiment que l’on peut raconter une histoire de plein de manières différentes et que le montage, s’il est souvent jouissif, devient de plus en plus important. La poésie n’est pas seulement dans les images mais aussi dans leurs associations. S’il y a un endroit où je me sens un peu seul en France, c’est dans ma volonté de privilégier l’émotion, ou en tout cas de revendiquer le mélodrame. Je trouve que les cinéastes français ont souvent peur de l’émotion, trop souvent associée - peut-être à raison parfois – à un truc un peu putassier. Les cinéastes dignes de ce nom vont toujours privilégier le contrôle, l’intellect, plutôt que le lâcher prise et l’émotionnel.  Même quand ils font un mélodrame, on est à peine ému. Pour moi, un mélo réussi, c’est « La chambre du fils » de Nanni Moretti ou « Tout sur ma mère » de Pedro Almodovar ; c’est plus au Sud. Nous, on est dans le pays de Descartes. Cela dit, je pense que les deux sont nécessaires pour faire un beau film : le contrôle, la sûreté du regard, et le lâcher-prise. Et puis, un film se fait en équipe, pas tout seul. (...)


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Emmanuel Razavi

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